Fiabilité et garanties — Xikixidapartnersnet, Mulhouse

Un vêtement confié à un atelier engage autant celui qui le dépose que celui qui le retouche. Voici ce que nous faisons réellement, ce que cela coûte en temps, et comment les choses se passent quand une couture ne tombe pas comme prévu.

Depuis 2014, boulevard Pasteur

L'atelier tourne depuis 2014 au 133 boulevard Pasteur, à Mulhouse, dans le quartier qui descend vers la gare. Pas de succursale. Pas de second atelier, pas de sous-traitance à l'extérieur, ni à Mulhouse, ni ailleurs : une veste déposée le matin rue de la Sinne par un client de passage peut être reprise le lendemain matin, si la couture le permet, avec les machines qui sont ici et les quatre personnes qui y travaillent, Camille Girard pour les rendez-vous, Jean Garcia pour les achats, Nicolas Dubois pour l'administration, Olivier Moreau pour le stock.

Les horaires sont fixes et affichés : du lundi au vendredi de 9h00 à 18h00, le samedi de 9h00 à 13h00, dimanche fermé. Nous travaillons sur rendez-vous pour les essayages et les commandes sur mesure, la prise de rendez-vous passant par Camille Girard. Sans rendez-vous, nous acceptons encore les retouches simples — ourlet, fermeture éclair, bouton — mais l'attente dépend du carnet du jour.

L'activité est portée par Xikixidapartnersnet SASU, dont le siège est à la même adresse. Cette taille réduite explique une partie de nos délais et de nos limites.

Rien n'est sous-traité à un atelier extérieur, ni en France ni à l'étranger. Une housse de canapé, un blouson de moto, une robe de mariée : tout reste entre ces murs. Les pièces en cuir très épais, les doublures de manteau d'hiver et les fermetures à glissière invisibles font partie du quotidien depuis plus de dix ans.

Ce que le travail implique vraiment

Une retouche n'est pas une promesse, c'est un geste technique posé sur un tissu donné. Si une couture ne tombe pas comme convenu — ourlet plus court d'un côté, ceinture qui tire, zip qui accroche — nous reprenons le travail sans facturer une seconde fois. Le délai de retour est de sept jours ouvrés après la remise, sur présentation du ticket.

Le délai annoncé, lui, engage notre organisation, pas un résultat esthétique : quand nous disons « jeudi 14h », la pièce est prête le jeudi à 14h, et en 2024, sur 2 340 pièces enregistrées, 71 ont été rendues en retard, soit moins de 4 %, chaque retard ayant donné lieu à un appel de notre part avant l'heure prévue, jamais après.

Les matières que nous fournissons nous-mêmes suivent le rythme des fournisseurs, pas une garantie contractuelle. Une fermeture éclair YKK posée par l'atelier tient en principe un an, une doublure en cupro six mois, un fil adapté au tissu aussi longtemps que la pièce tient. Jean Garcia note chaque référence dans un cahier, rue de la Tour du Miroir, chez un grossiste qui livre le mardi matin.

Cela vaut pour un usage normal, et rien de plus. Un vêtement porté tous les jours pendant trois ans s'use, c'est tout. Un accroc causé après la remise reste un accroc. Une déformation due au lavage à chaud ne se défait pas à l'atelier. Nous le rappelons au comptoir, à voix haute, avant d'encaisser.

Ce que le travail ne couvre pas

Nous ne promettons aucun résultat esthétique sur un vêtement déjà abîmé. Un tissu mité, un cuir craquelé, une doublure déchirée en trois endroits : la retouche va tenir ce qu'elle peut tenir, et nous le disons avant de commencer. Nicolas Dubois refuse environ une pièce sur douze à l'admission, chiffre qui figure dans le registre d'atelier.

Nous ne promettons pas non plus la teinte exacte d'un fil sur un tissu délavé. Un jean noir porté quatre ans ne se raccorde pas invisiblement avec du fil neuf ; la couture se verra de près, moins de loin. C'est une question de physique, pas de mauvaise volonté.

Aucune promesse ne porte sur le montant d'une facture future, sur un revenu, sur un emploi ou sur une entrée dans un établissement scolaire. L'atelier fait de la couture ; il ne conseille ni sur un dossier administratif, ni sur un budget, ni sur une inscription, et une personne qui vient déposer un costume et repart avec une question juridique repart avec la même question.

Enfin, chaque demande n'est pas acceptée. Une commande sur mesure en quatre jours pour un mariage le samedi suivant, un manteau de fourrure à retailler, une fermeture éclair introuvable sur un blouson des années 1970 : dans ces cas, nous orientons vers un confrère ou nous disons simplement non.

Quand quelque chose ne va pas

Un problème se signale au 03 80 23 64 84 ou par courriel à [email protected], avec le numéro de ticket. Le ticket est remis à chaque dépôt, agrafé à la pièce ou glissé dans la poche. Si ce ticket est perdu, le nom et la date de dépôt suffisent, le registre papier restant la référence.

La pièce revient à l'atelier, boulevard Pasteur, et l'examen se fait en présence du client quand c'est possible. Olivier Moreau ressort la fiche de stock, retrouve la chute de tissu si elle a été conservée, et regarde la couture fautive sous la lampe. La plupart des désaccords portent sur une longueur d'ourlet ou sur une épaule trop serrée, deux points qui se règlent en une seule reprise.

Si la reprise est de notre fait, elle est gratuite et prioritaire : cinq jours ouvrés en moyenne, parfois quarante-huit heures quand l'agenda le permet. Si l'erreur vient d'une mesure prise par le client à la maison, nous refacturons la main-d'œuvre au tarif affiché, sans marge ajoutée. Un devis est donné avant toute intervention.

Un litige qui ne se règle pas au comptoir passe par écrit, adressé à Nicolas Dubois à l'adresse de l'atelier. La réponse part sous cinq jours ouvrés, avec une proposition claire : reprise, avoir sur une prochaine prestation, ou remboursement de la façon. Nous ne proposons pas de médiation par un tiers extérieur, faute de structure prévue pour cela.

Les échanges écrits sont conservés douze mois, pas plus, dans un classeur au bureau. Un client qui veut une copie de sa fiche peut la demander ; elle est photocopiée sur place, gratuitement, pendant les heures d'ouverture.

Qui répond, et quand

Camille Girard répond aux demandes de rendez-vous et aux questions sur les délais, du lundi au vendredi entre 9h00 et 18h00, et le samedi matin jusqu'à 13h00. Jean Garcia traite les questions de fournitures et de matières. Nicolas Dubois prend les réclamations écrites et la facturation. Olivier Moreau gère le stock et les pièces en attente.

Le standard n'est pas externalisé et il n'existe pas de serveur vocal à rallonge. Quelqu'un décroche, ou la ligne sonne dans le vide pendant que les trois autres sont en atelier — cela arrive le samedi vers 12h45, quand les dernières pièces de la semaine sont rendues.

L'atelier n'est ni un cabinet, ni un service public, ni une école. Il retouche des vêtements, il en fabrique sur mesure, et il le fait depuis 2014 à la même adresse, avec les mêmes quatre personnes. Le site xikixidapartnersnet.digital reprend ces informations, à jour à chaque changement d'horaire.

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